Croissance confirmée des International Pension Plans et International Savings Plans en 2016

En 2016, Willis Towers Watson a mené la nouvelle édition de son enquête sur la conception, les critères d’adhésion, l’investissement et les autres domaines d’intérêts clés de l’International Pension Plans (IPP) incluant les données de 847 IPPs provenant de 794 entreprises. L’occasion de constater que le nombre d’IPP et d’International Savings Plan (ISP) a augmenté de 17% par rapport à l’an dernier. Cela conforte l’importance de l’enquête IPP mais met aussi en évidence la mise en place permanente d’IPP et ISP avec une part croissante dans le marché des retraites et de l’épargne à long terme.

Comme pour les années précédentes, nous sommes intéressés aux employeurs multinationaux de moyenne à grande taille dans différents secteurs d’activités, employant des travailleurs expatriés et locaux participant aux IPP / ISP comptant moins de 10 à 30 000 participants. Notre enquête couvre les informations de base concernant les critères d’adhésion à l’IPP / ISP (taille et emplacement du plan), la conception du plan (cotisations définies (DC), prestations définies (DB) ou hybride), le financement, les critères d’acquisition, le type de véhicule, le montant des cotisations salariés et employeur, les fonds de placement et les options de distribution à la retraite.

Un intérêt accru pour l’utilisation des IPP/ISP en tant que régimes de retraite et d’épargne transfrontaliers internationaux

Les résultats de l’enquête IPP 2016 (International Pension Plan Survey 2016) permettent d’effectuer des coupes sectorielles, par admissibilité, par région et par d’autres comparateurs. Les entreprises peuvent alors comparer leurs prestations à celles pratiquées par leurs pairs sur le marché.

Les principales tendances récentes observées sur le marché de l’IPP/ISP sont les suivantes :

Éligibilité : Un intérêt accru pour l’utilisation des IPP/ISP en tant que régimes de retraite et d’épargne transfrontaliers internationaux pour certaines catégories au sein de l’entreprise et certaines situations :

  • Les expatriés
  • Les ressortissants locaux dans les pays où les régimes de retraite domestiques sont insuffisants
  • Les dirigeants
  • Le financement des indemnités de fin de service (au Moyen-Orient et au-delà)
  • En tant que capital de démarrage initial pour une future IORP paneuropéenne, lorsque le marché devient plus développé

Les pays en crise : les IPP/ISP sont de plus en plus utilisés pour les populations locales de salariés basés dans des pays ayant de graves difficultés économiques (ou politiques), par des employeurs désireux d’appliquer une politique paternaliste de l’épargne à long terme et des prestations de retraite. Il peut être également plus judicieux de sécuriser en devise forte un investissement en USD / euros plutôt que d’utiliser une devise caractérisée par un taux de risque de défaut élevé.

L’approche de l’épargne : ces dernières années, il y a eu un intérêt croissant ainsi qu’un changement vers l’approche basée sur l’épargne des ISP plutôt que des traditionnels IPP.

Coûts et frais :

  • Une plus grande transparence est demandée par les clients sur les coûts réels associés aux IPP et aux ISP
  • On constate une pression à la baisse sur les frais contractuels et un inconfort accru des promoteurs envers les coûts implicites, cachés ou non divulgués
  • Il y a un recours accru à des pouvoirs d’achat multiples face aux fournisseurs et aux gestionnaires de fonds (y compris le promoteur, le conseiller en placement et le fournisseur)

Dans ce contexte, les entreprises doivent se poser les questions suivantes :

  • Face à un marché des fournisseurs qui s’est considérablement développé ces dernières années avec des produits «institutionnels» moins coûteux que des produits de « détail » plus chers, est-il temps de revoir notre fournisseur IPP traditionnel et ses frais ?
  • Devrions-nous envisager de financer nos prestations de fin de service au Moyen-Orient à l’aide d’un IPP ?
  • Un IPP fournirait-il un véhicule d’épargne adapté à nos salariés dans les «pays en crise» où les solutions locales sont indisponibles, de mauvaise qualité ou à risque d’échec élevé ?
  • Comment notre IPP doit-il être organisé – géré par un trust, un contrat ou même les deux ? Est-il temps de passer de notre approche groupée actuelle à une approche de service dégroupée ?
  • Notre IPP / ISP pourrait-il fournir l’argent de démarrage nécessaire pour envisager la création d’un IORP transfrontalier ?

Dans notre rapport complet, nous revenons sur l’évolution des résultats de notre enquête IPP depuis son lancement en 2009 ainsi que les tendances futures attendues en 2017 et au-delà. De quoi permettre aux entreprises d’avoir des premiers éléments de réponse et de comparaison pour une stratégie retraite et épargne optimale.


Nadine Thouin est Consultant Senior dans le département Global Services & Solutions au sein de Willis Towers Watson en France.
Nadine a rejoint Willis Towers Watson en 2005 et elle est spécialisée dans le conseil auprès de sociétés multinationales, comme la coordination et consolidation des engagements de multinationales et la mise en œuvre des normes comptables ou des évaluations actuarielles d’engagements sociaux. Aujourd’hui, en plus de son rôle de consultante, Nadine a développé l’offre BDS (Benefits Data Source) en France. Nadine est diplômée de l’Université Concordia (Montréal, Canada) en mathématiques actuarielles, avec mention «Distinction» et elle était membre de l’Institut pour l’enseignement Coopératif.

 

Categories: Epargne-retraite, Français, Marché International, Protection Sociale, Retraite | Tags: , , , ,

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